Sur ma route, de Paris à Noël #3/3

« Il neige Rive gauche » La foule nous porte aux escalators. Des cadeaux de partout, des livres, des stylos : le Père-Noël aurait de quoi faire un beau braquage. On déambule, absorbées par le trop-de-monde, happées par l’esprit des fêtes et les lumières dorées. On regarde, on touche à tout, on s’émerveille devant ceci ou cela. La liste de Noël s’allonge à chaque pas. Attention toutefois, si ça continue, la BC ou Bank of Christmas va perdre confiance (dans vos capacités de modération naturelle) et mener une politique de rigueur ! Les cadeaux seront divisés de moitié : votre joli mac n’aura pas d’écran, vos chaussures pas de talon et vos livres plus de consonnes ! La vague de Noël aura eu raison de nous, mais tout est permis –ou presque- jusqu’au 25 décembre. Une heure et demie de shopping plus tard, nous quittons l’imposant bâtiment pour rejoindre la rue. Les vitrines s’animent : six boules de neiges pattes et yeux compris se balancent sur une mélodie lutine. Surtout, ce paysage magique nous a appris à nous méfier des expressions employées à Noël : tout devient possible, et vous pourriez vous retrouver en situation d’inconfort si par mégarde vous prononciez un « le jour où les boules de neiges auront des pattes, je… », tout en contemplant une telle vitrine. Deux pas plus loin, ces mêmes boules prennent des photos avec un polaroid. Elles sautent ensuite à l’extérieur de maisons aux toits percés de fenêtres, le tout sous une jolie neige artificielle. Mignon. Le froid nous prend, la nuit est désormais bien là. Cette fois-ci, le retour est facile : l’idée de rejoindre Montparnasse est abolie et le métro devient notre ami. Un retour sans heurt, facile. La population est dense, les gens se serrent, les métros bondés. Mais nous arrivons chez nous. Ne faites pas cette mine suspicieuse : quelles raisons auriez-vous de douter de nos capacités ? Alors sur le chemin, nous évoquons le bon vieux temps, celui de la course d’orientation avec carte, en pleine forêt. Un bonheur qu’il faut partager à deux. Surtout quand on est perdu ! Mais ça, c’est une autre histoire…

Julie St-Clair

Crédit photo: Annie Spratt

 

 

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